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- Hommage à Jules Ferry ?

2012-06-01 - 08:27 | Aktialité | No comments

En voulant pour commencer son quinquennat rendre hommage à Jules Ferry, un des plus grands défenseurs de la colonisation et de ses théories racistes, François Hollande va dans le même sens que son prédécesseur Sarkozy, et nous prouve une fois de plus qu’il ne faudra pas compter sur le PS pour changer la politique raciste de la France, ni pour prendre en compte nos problèmes dans ce pays. Il nous prouve une fois de plus que le seul intérêt que le PS aussi bien que la droite ont pour nous est nos voix pour leurs élections.

Pendant les 10 ans de pouvoir de Sarkozy, nous, immigrés, habitants des cités, africains, Rroms, musulmans, avons été insultés au quotidien par les discours racistes et fascistes de la droite, entre nettoyage de la racaille au karcher, création d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale digne du « temps des colonies », le discours raciste et colonialiste de Dakar prononcé par Sarkozy à l’université Cheikh Anta Diop, qui porte le nom de l’un des plus grands historiens et anticolonialistes africains, invitant l’Afrique à entrer dans l’Histoire, sans oublier la proposition de la loi sur le rôle positif de la colonisation enseigné à… l’ÉCOLE.

François Hollande et le PS veulent rendre hommage « au père de l’école publique gratuite et obligatoire », et nous expliquent que le racisme et le colonialisme de Jules Ferry sont « hors sujet ». Le fait de nous insulter et d’insulter notre histoire et notre mémoire est hors sujet !

Hommage pourquoi ?

Voila pourquoi Jules ferry défendait la mise en place d’une école publique, gratuite, obligatoire, puis laïque : « Dans les écoles confessionnelles les jeunes reçoivent un enseignement dirigé tout entier contre les institutions modernes. On y exalte l’Ancien Régime et les anciennes structures sociales. Si cet état de choses se perpétue, il est à craindre que d’autres écoles se constituent, ouvertes aux fils d’ouvriers et de paysans, où l’on enseignera des principes diamétralement opposés, inspirés peut-être d’un idéal socialiste ou communiste ». Ce qui intéressait Jules Ferry n’était certainement pas l’accès à l’école pour tous, mais de protéger ses amis bourgeois et leurs 3e république dont le parlement a voté en 1885 l’expansion coloniale de la France dont Jules Ferry était l’un des plus fervents défenseurs, au mépris des peuples colonisés : « Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures… »

L’école républicaine, école colonialiste, raciste et discriminatoire

C’est cette même école de la 3e République, qui a commencé dans les colonies à enseigner aux colonisés le mépris de leur Histoire, le mépris de leur humanité, le mépris de leurs civilisations. C’est cette même école républicaine au service du colonialisme, qui continue de le faire dans les actuelles colonies, méprisant les langues maternelles des enfants colonisés et refusant de les enseigner, reniant leurs identités et leurs cultures, et occultant leur Histoire. C’est cette même école qui discrimine aujourd’hui les enfants des cités, les enfants d’immigrés, et qui mène une politique visant à les exclure socialement. Aujourd’hui en France 6000 enfants sont déscolarisés car on leur refuse une inscription, ce sont des enfants d’immigrés, principalement des Rroms. L’accès à l’école obligatoire pour tous ne semble pas les concerner.

Le temps des colonies n’est pas fini !

Kolonyalizm poko finn !

Kolonyalizm poko fini !

« La pa kasé la sén la » Serge Sinamalé (Réunion)


- 10 mai 2012 : Commémoration de la déportation des africains et de leur mise en esclavage

2012-05-05 - 21:22 | Azinda, Nout mémwar | No comments

COMMÉMORATION DE LA DÉPORTATION des Filles et Fils d’ Africains et de Leur Mise en Esclavage;

Jeudi 10 Mai 2012 17 H00 Place de La Nation;


Justice et Réparation ! Pour ce Crime contre l’Humanité !
Le 10 MAI 2001, les parlementaires ont adopté la loi par laquelle la France reconnaît la traite négrière transatlantique (Le YOVODAH) et l’esclavage comme crimes contre l’humanité. Ceci, au terme de long et éprouvant combat qui a mobilisé, tout particulièrement en 1998, les descendants d’Africains déportés et faits esclaves dans les colonies françaises (Antilles, Guyane, île de La Réunion), Haïti, toute la Caraïbe.
Cette noble cause a mobilisé, dans toute la France, les personnes éprises de paix et de justice, indifféremment de la couleur de peau pour demander la reconnaissance et la réparation de ce crime dont les séquelles sont encore vivaces dans le DOM TOM et en Afrique.

GRHIDOM / COFFAD / MNH / B2Astudio / SHOMARI / IREA / UPKN / MAESHAkwenzaa / ANC / FETAF / UMOJA / Collectif AntiNégrophobie / Collectif du 10Mai (Nantes).
Le chlordécone qui mine les Antilles et les actuelles guerres coloniales en Afrique en sont une parfaite illustration.
Pour le respect et l’application de cette loi du 10 MAI 2001, vous êtes invités à participer au rassemblement organisé ce jeudi 10 mai 2012 à 17 heures à la place de la Nation à Paris. «Un peuple Digne, ne peut exister sans Mémoire» avec la participation de l’artiste TIWONY.

(tél 0612828645 email frcarpentier2000@yahoo.fr facebook : dix mai nation)


- Compte-rendu de la manifestation anticoloniale du 17 mars 2012

2012-03-21 - 12:42 | Compte-rendu d'action | No comments

La semaine anti-coloniale s’est terminée samedi 17 mars 2012 avec la grande manifestation anti-coloniale et anti-raciste.

De très nombreux individus et organisations ont manifesté, malgré le mauvais temps, à Paris.

Derrière la banderole  » Halte à la répression coloniale à la Réunion !  » se sont réunis des groupes qui ont pris la parole lors de l’Assemblée des Dernières Colonies du 4 mars dernier.

L’USTKE, Union Syndicale des Travailleurs Kanak et des exploités, l’UGTG, Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe, l’OGDH, Organisation Guyanaise des droits Humains mais aussi des étudiants du Comité de mobilisation pour accompagner les Réunionnais en lutte, des jeunes Martiniquais, La Cause du peuple et le Parti Communiste maoïste de France et le JERF, Jeunesse Émigrée Réunionnaise en France.

Téléchargez le tract diffusé pendant la manifestation


- Le droit du travail à la Réunion…

2012-03-06 - 14:14 | Aktialité | No comments

Depuis notre conférence de presse de mars 2010 , Travail, Femmes et Mémoire (Jeunesse Emigrée Réunionnaise en France ), nous dénoncions le traitement fait aux travailleuses de l’Arast. Aujourd’hui, les versements ont été effectués sur leur compte. Nous saluons leur lutte victorieuse.

Voici un des derniers textes récapitulant le combat mené par ces femmes,il a été produit avant l’annonce de leur paiement :

Pourquoi le droit du travail n’est-il pas appliqué à la Réunion ? Pourquoi la suppression d’emplois réunionnais n’est-elle pas une cause nationale? ( écrit le 22 janvier 2012)

Alors que le chômage gangrène l’île, 1200 emplois ont été supprimés dans l’indifférence générale.

Le droit du travail n’est pas respecté à la Réunion.

Aucune grande centrale syndicale, aucun grand parti ne s’est mobilisé. Jours et nuits des femmes ont campé devant le Conseil général de la Réunion : ce sont les ex-salariés de l’Arast (association d’aide à la personne, à but non lucratif subventionnée par le Conseil général) mobilisés suite à sa liquidation judiciaire. Trois ans de combat pour leur droit aux indemnités de licenciement.

Le mépris des élus.

Le travail étant une denrée rare à la Réunion, le luxe des politiciens « péi » est de faire de la population des réserves de vote, des esclaves pour leurs campagnes électorales,des employés jetables. Non content de cela, la grève de la faim des soutiens et de certaines anciennes salariées est tournée en dérision par la Présidente du Conseil général. De même, eau et électricité ont été coupé sur le lieu de campement pour humilier ces femmes.

AGS / Conseil général de la Réunion complices de la précarisation des travailleurs.

Les tribunaux compétents saisis par les ex-arast ordonnent aux deux organismes de payer les indemnités de licenciement prévues par le Code du Travail. Lorsque les salariés obtiennent gain de cause, plus personne ne veut payer, l’AGS et le Conseil général se renvoient la balle.

Les ex-arast continuent le combat en campant devant l’AGS. Soyons solidaires!

JERF Ile de France


- ARAST: COMMUNIQUÉ DE PRESSE du 29 FEVRIER 2012

2012-03-02 - 19:39 | Aktialité | No comments

Après 2 ans d’attente, après 55 jours de mobilisation, après 29 jours de grève de la faim, après 34 jours d’attente malgré les efforts des uns et des autres à ce jour le protocole d’accord n’a pu être signé à ce jour entre l’AGS et le Conseil Général. Les salariés désespérés ne comprennent pas que dans une  démocratie les prix peuvent baisser  en 3 jours mais qu’il faut plus de  trois mois pour que le  droit puisse  s’appliquer.

Les salariés excédés par la lenteur des service concernés se préparent à la mobilisation dés jeudi 1er mars, dans la continuité du mouvement du 30 novembre 2011 pour qu’enfin soit reconnue leurs droits et que le protocole tant attendu soit signé ce jour même. Pour rappel, certaines mères de famille ne disposent que des minima depuis le 23 décembre 2011, alors que par ailleurs elles disposent d’une somme qui permettrait de donner un ballon d’oxygène à leur situation en attendant des jours meilleurs.Notre ultimatum prend fin ce mercredi 29 février au soir et la mobilisation reprendra dés jeudi matin selon nos méthodes habituelles.

Pour les ex-ARAST, Paul JUNOT


- Appel à la mobilisation avec les Réunionnais en lutte

2012-02-26 - 18:36 | Aktialité, Communiqués | No comments

Déclaration du JERF et du comité de mobilisation, 25 février 2012 (Télécharger la déclaration en PDF)

Nous, Jeunes Emigrés Réunionnais en France, sommes une organisation indépendante de tous partis politiques. Nous luttons auprès des réunionnais en France face à la politique du CNARM, mais aussi contre le racisme et l’exploitation.

Les évènements actuels à la Réunion témoignent de la remise en cause des politiques coloniales et de la structure économique de l’île.

Situation sociale à la Réunion :

Emigration : Près de 104 000 réunionnais vivent dans l’hexagone, soit 14% des natifs de la Réunion.

Population : 800 000 habitants qui compte 52% de jeunes.

Chômage : la moitié des jeunes du pays n’ont pas d’emploi

Seuil de pauvreté : 52 % de la population réunionnaise vit en dessous du seuil de pauvreté.

Santé et malaise des Réunionnais : La mortalité est plus importante qu’en France dans toutes les tranches d’âge, le sentiment de malaise est profond.

Racisme et humiliation :

Certains lieux de notre île sont des zones de non-droits pour les réunionnais et les réunionnaises, s’ils ont le malheur d’être jeunes et « foncés », et s’ils sont identifiés comme chômeurs, ils n’ont pas accès à certains endroits. Il y a de véritables ghettos de privilégiés qui sont les expatriés français (zorey) alors que les plus pauvres, et les familles de descendants d’esclaves sont des citoyens de seconde zone. Il y a de la place et du travail pour les zorey alors qu’il n’y en pas pour les réunionnais qui, eux, doivent partir.

Après cette présentation nous disons : Non ! Non à la récupération des révoltes à la Réunion !

C’est ainsi que pendant les grèves de vie chère du premier trimestre 2009, à la Réunion, l’élite du PCR et du COSPAR (collectif d’organisations monté contre la vie chère), n’a pas mené à termes ce grand mouvement populaire qui aurait pu accompagner celui des Guadeloupéens. La tête du PCR et du COSPAR ont délibérément brisé ce mouvement. Le 5 mars 2009, des milliers de Réunionnais et de Réunionnaises se sont retrouvés dans les revendications des Guadeloupéens.

Lorsque ces personnes se sont retrouvées ensemble, la tête du PCR (Parti Communiste Réunionnais et ses coquilles telles que l’Alliance des jeunes, l’Alliance contre le chômage…) et du COSPAR la di azot : « fane astèr » c’est-à-dire « dispersez-vous », « sirtou rès pa ansanm », « fé pa dézord dan somin » comme s’il ne s’agissait pas de leur pays, de leur vie, de leur ras-le-bol, de leur rage…

Ratenon de « l’Alliance contre le chômage », en plein mouvement le 5 mars 2009  a déclaré à propos de la grève générale: « « Il ne faut surtout pas le faire » au moment où la grève se durcissait aux Antilles  … « Le préfet est d’accord pour négocier ».

Entre 2009 et 2012 leurs négociations n’ont servi à rien, sous prétexte de maintenir la cohésion sociale il a participé à l’explosion sociale ! Aujourd’hui c’est toujours la même rengaine, il court pour négocier avec le préfet alors que les réunionnais dans la rue scandent « Préfet Démission ».

10 ans après les révoltes de 1991, après mandats politiques sur mandats politiques, le PCR et les autres partis PS et droites diverses ont conduit la Réunion à un climat d’explosion sociale.

La Réunion n’est pas un sentiment, une sensation forte (île intense), c’est un pays où le chômage est plus fort qu’en Afrique, un territoire dont la forte croissance ne s’accompagne pas du développement, autrement dit d’un mieux-être social, économique et environnemental. Le paradoxe réunionnais est que le pays est classé selon les indicateurs économiques parmi les pays les plus riches (46è rang mondial).

Aujourd’hui, des jeunes de l’île se révoltent. Leur colère est légitime car pendant le mouvement contre la vie chère, la parole a été monopolisée par les politiciens professionnels. La grande partie de cette jeunesse délaissée sur le bord du chemin identifie le problème : la vie chère, le chômage, l’absence de perspectives d’avenir, la monopolisation et la récupération de la parole des réunionnais.

Ces révoltes sont la remise en cause du système politique tout entier, un système mafieux qui permet aux politiciens de la droite comme de la gauche de se remplir les poches et de remplir les poches des groblan. Exemple : CBO Territoria qui s’occupe de la gestion foncière du groupe Bourbon de Chateauvieux possède à la Réunion un patrimoine foncier de 3200 hectares, le Groupe Bernard Hayot, béké martiniquais a été introduit également à la Réunion par son confrère réunionnais.

Les aides sociales de la France sont dépensées dans ces temples de la consommation que sont Leclerc, Score… Or, les bénéfices ne sont pas réinvestis à la Réunion mais profitent aux capitalistes. C’est autour de ces enseignes précisément qu’aujourd’hui, les réunionnais et les réunionnaises se retrouvent pour protester. Temples de la consommation visés par des jets de galets, protégés par des gardes mobiles autorisés à tuer.

Comment se fait-il que les politiciens qui volent de l’argent ne sont jamais punis par la loi ? Les révoltés, eux sont réprimés, pour 300 manifestants il y a 460 policiers et gendarmes sur place selon Guéant qui a envoyé deux escadrons en plus. Actuellement nous sommes à un peu moins de 200 interpellations.

Ce ne sont pas les quelques miettes jetées par les Dindar, Didier Robert, Vergès et autres élus qui, par des mesures « provisoires » dans un but de se faire élire aux élections, vont pouvoir régler les plaies béantes d’une structure politique et économique inadaptée à la Réunion. Structure politique corrompue, maintenue par les élites de la Réunion avançant main dans la main avec le pouvoir d’Etat Français.

C’est au peuple de décider de son destin politique, la répression et les miettes ne sont pas des réponses à une colère juste et légitime.

C’est un changement radical qui est attendu à la Réunion et en Métropole par les réunionnais émigrés, partis à 10000 km de leur pays pour trouver du travail.

Pas de justice de paix !

Non à la répression ! Non à la récupération !

La révolte n’est pas un crime ! La révolte est légitime !

Contact du Comité de mobilisation pour la Réunion libre : 06 26 39 86 95

Contact du JERF : 06 18 00 77 18

soutienreunion@yahoo.fr

www.jerf.fr


- Assemblée des dernières colonies françaises

2012-02-17 - 13:10 | Azinda | No comments


- Zavyé blessé lors de la visite du Front National à la Réunion

2012-02-13 - 20:34 | Aktialité, Communiqués | No comments

Xavier témoigne de son passage à tabac par la police : «Apré, zot la zèt amwin dann loto, mi té tèt anba, pat anlèr é la, kan zot la fèrm la port, zot la « doum » amwin (zot mo): la trang amwin, la bot amwin kout pwin.» («Ils m’ont ensuite mis dans une voiture, j’étais tête en bas, pieds en l’air, là ils ont fermé la porte. Ils m’ont passé à tabac, c’est leur mot: ils m’ont étranglé et frappé»)

Alors que les traitements et les conditions dans les centres de rétention de l’océan indien alertent les organisations des droits de l’homme : les propos du délégué de l’outre-mer du FN traitant la Réunion de « colonie de 50 000 comoriens » ne leurrent pas les Réunionnais sur la faillite de la gestion française dans notre pays.

Non au racisme et à la xénophobie de l’Etat français dont Lepen n’est qu’une porte-parole !

Nous luttons contre la répression des jeunes Réunionnais et pour la fin des politiques racistes envers nos frères et nos soeurs de l’Océan Indien avec ou sans-papiers.


- La jeunesse émigrée réunionnaise demande justice pour les mères de l’ARAST

2012-01-01 - 07:35 | Compte-rendu d'action | No comments

Jeudi 29 décembre 2011,14H30, nous avons rdv pour apporter notre soutien aux fanm de l’Arast.

I fé cho mais dans le calme de l’après midi notre passage est apprécié par des mères touchées de voir deux jeunes qui ont pu retrouver leur famille et leur pays pour les fêtes. Très vite on parle de ceux restés là-bas dans le 77, 78, Bordeaux etc… « Quand ce sera fini j’irais là-bas pour les voir ».

Une autre de ces maman embraye rapidement : « 4 de mes 5 enfants sont là-bas » le 5ème est là avec elle, un des 4 émigrés est officier dans l’armée. Comme par hasard au même moment on annonce aux informations que 2 français sont morts en Afghanistan. Son cœur est serré et elle nous dit comment elle a eu peur chaque jour où c’est sont fils à elle qui était là-bas. Chaque jour pendant 6 mois mais pour le moment, c’est bon, il est revenu et vivant contrairement à d’autres .

Nou la amene un peu de l’eau ek nou pour la réhydratation de tous.

L’ambiance se détend et la préoccupation principale est de rendre le campement joli pour la visite des journalistes de France O.

Pendant ce temps on dit que Mme la Présidente du CG est à Bangkok, il n’y a donc pas d’espoir d’être reçu ces prochains jours au palais de la Source.

JUSTICE pour les travailleuses de l’ARAST !


- [Communiqué] Sous le haut marrainage d’Eva, femme marron en pays réunionnais !

2012-01-01 - 07:34 | Aktialité, Communiqués | No comments

Communiqué de presse-déc 2011

Sous le haut marrainage d’Eva, femme marron en pays réunionnais !

Jours et nuits des femmes sont mobilisées devant le Conseil général de la Réunion : ce sont les ex-salariés de l’Arast ! Bientôt trois ans que ces femmes se battent pour leurs indemnités de licenciement, pour le droit au travail, pour la dignité.

Kafrine, fanm kréol lé pa zis la po kriyé po zéleksion ! Le travail étant une denrée rare à la Réunion, le luxe des politiciens péi est de faire de la population des réserves de vote, des employés jetables. L’esclavage n’est plus ? Mais la misère c’est aussi d’être dépendant, victimes des choix que font les administrateurs.

En tant qu’ organisation libre et indépendante de tous partis politiques, le JERF, Jeunes Emigrés Réunionnais en France soutenons cette lutte. Nous sommes sensibles au préjudice sociale, et économique, psychologique aussi, que connaissent ces personnes qui ont perdu leur emploi.

Par ailleurs, le Conseil général organise via le Cnarm, l’émigration de travail des réunionnais comme main – d’oeuvre dans l’hexagone. Comment justifier une politique, qui d’un côté supprime des emplois, et d’un autre, encourage jeunes et moins jeunes à prospecter à 10 000 km ?